Sango ya Bomoko


Dans les camps des déplacés à Goma, des personnes vivant avec handicap affirment que les candidats aux élections générales, prévues en décembre, ne viennent pas les voir, et pourtant, ils ont besoin d’eux, pour l’amélioration de leurs conditions de vie.

« Concernant les élections nous ne savons pas quoi faire, ni pour qui nous allons voter, parce que nous n’avons pas vu de candidats. On aimerait les voir pour qu’ils viennent nous aider. Nous vivons dans des écoles, mais depuis un moment, ils menacent de nous refouler. Le matin nous sommes dehors, et le soir nous rentrons dans les salles de classe. Il y a des toilettes pour tout le monde, mais pas pour les handicapés », déclare Domitirani Imana, qui vient du territoire de Rutshuru, déchiré par un conflit armé.

Les PVH ne sont pas pris en compte par les organisations humanitaires qui viennent dans les camps, déplore un autre membre de cette communauté.

« Il y a des associations, mais pas nous, nous les personnes vivant avec handicap. De fois on inscrit les gens, mais nous quand on arrive, ils nous disent qu’ils ont clôturé », a ajouté un autre déplacé, vivant avec handicap.

Dans un article du média en ligne Actualité.CD, ces personnes déplacées demandent notamment de l’aide pour se protéger de la pluie, leurs tentes étant fragiles.

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Cet article est réalisé dans le cadre de la vulgarisation du bulletin Sango ya Bomoko, qui collecte et répond aux rumeurs qui circulent dans la communauté pour prévenir le développement de discours de haine, tribalistes et la désinformation capables de briser la cohésion sociale.