Elève


En considérant que l’instruction de la jeune fille entre dans le respect des droits de l’enfant et des lois de la RDC, l’affirmation selon laquelle « les études de la jeune fille est un mauvais investissement » et qui émane d’un habitant du Kasaï-Oriental, n’a pas de place dans la société. Il est prouvé que l’instruction des filles combat le mariage précoce et épargne les filles à plusieurs conséquences parmi  lesquelles les grossesses précoces qui peuvent provoquer le cancer, les abandons de famille mais aussi la délinquance juvénile. Cependant, l’instruction des filles permet leur épanouissement.

En effet, la Constitution de la RDC bannit la discrimination en matière d’éducation sur base du sexe : fille ou garçon, tous ont droit à l’instruction. L'alinéa 1 de l’article 43 de la constitution de la RDC dispose que « toute personne a droit à l’éducation scolaire. Il y est pourvu par l’enseignement national ». L’article 45 de la même loi, alinéa trois ajoute que «toute personne a accès aux établissements d’enseignement national, sans discrimination de lieu d’origine, de race, de religion, de sexe, d’opinions politiques ou philosophiques, de son état physique, mental ou sensoriel, selon ses capacités ».

Dans son document intitulé « les enjeux de l’éducation en RDC: priorité sur les filles », le fonds de Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF) affirme que pour que le gouvernement de la RDC atteigne sa vision, à travers la politique de gratuité au niveau primaire, de construire un système éducatif inclusif, de qualité et plus équitable, il est impératif de considérer l’éducation des filles comme une priorité pour rompre le cycle de pauvreté, améliorer l’environnement socio-économique, mieux se protéger contre les maladies, éviter les mariages et les grossesses précoces et lutter contre le travail des enfants ». 

Les jeunes filles doivent être instruites afin qu’à leur tour, quand elles deviendront éventuellement mères, qu’elles puissent garantir l'accès à l’éducation de leur progéniture. 

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Cet article est réalisé dans le cadre de la vulgarisation du bulletin Sango ya Bomoko, qui collecte et répond aux rumeurs qui circulent dans la communauté pour prévenir le développement de discours de haine, tribalistes et la désinformation capables de briser la cohésion sociale. 

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