Casques bleus

Casques bleus


 

Le général de division Khar Diouf, commandant par intérim de la force de la MONUSCO, a rencontré  les 16 et 19 février 2024 le lieutenant-général Fall Sikwabe pour coordonner les opérations militaires conjointes visant à défendre les villes de Sake et de Goma. L'objectif était également de dénoncer les campagnes de désinformation sophistiquées qui ciblent les Casques bleus de l'ONU.

Ces attaques ont eu des conséquences néfastes sur l'efficacité des Casques bleus sur le terrain. Selon l’ONU, elles ont déclenché des attaques contre les convois, le matériel et le personnel de la MONUSCO, compromettant ainsi la mise en œuvre de l'opération Springbok. Sur le terrain, les violents affrontements entre les forces armées de la RDC et le M23 ont contraint des milliers de Congolais à fuir, dont des femmes, des enfants et d'autres personnes vulnérables. Les Casques bleus travaillent pour assurer un passage sécurisé aux civils vers des zones plus sûres et s’activent pour protéger le couloir humanitaire dans la zone de Mweso afin de faciliter la fuite des civils vers des endroits plus sûrs. Ils continuent également à faciliter le passage sécurisé des civils autour de leur base de Kitchanga, où environ 25 000 civils ont trouvé refuge.

Par ailleurs, les États-Unis ont également été victimes de campagnes de désinformation, selon l'ambassadeur américain en poste à Kinshasa, Lucy Tamlyn. Elle a souligné que les États-Unis soutiennent une RDC forte, stable et pacifique, condamnant fermement le M23 soutenu par le Rwanda.

Enfin, des rumeurs infondées circulent également sur les réseaux sociaux concernant l'arrestation présumée du gouverneur militaire du Nord-Kivu pour collusion avec le Rwanda et le M23. Le gouverneur a démenti ces allégations, affirmant qu'il était en plein travail pour évaluer la situation sécuritaire dans sa région.

Ces opérations de désinformation ne se limitent pas aux missions occidentales et/ou internationales. Cette semaine, des messages sur les réseaux sociaux ont laissé entendre que le gouverneur militaire du Nord-Kivu avait été arrêté pour des soupçons de complicité avec le Rwanda et de collusion avec les rebelles du M23 pour déstabiliser la province qu'il administre. Méfiez-vous de ces informations, elles ne sont pas vérifiées.

Plusieurs internautes ont rapidement été trompés par cette fausse nouvelle dans les commentaires sur les réseaux sociaux. La province a rejeté ces allégations par le biais de son porte-parole et de celui de l'armée, contactés par l'équipe de Sango ya Bomoko par téléphone. Le lieutenant-colonel Ndjike Kaiko a simplement démenti cette nouvelle : "Je ne suis pas au courant de cette information. C'est une fausse information. Le gouverneur est libre et travaille pleinement".

Des recherches plus approfondies ont confirmé que le gouverneur Cirimwami s'est rendu dans le groupement Kamuronza, à Sake, le samedi 17 février, pour évaluer la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Masisi.