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Réseaux sociaux

LokutaMabe, le Rwanda n’envisage pas construire un aéroport dans la localité de Minembwe

A en croire des rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux depuis le 03 octobre, le gouvernement Rwandais envisage construire un aéroport dans la localité de Minembwe, située dans la province du Sud-Kivu (est de la RDC) frontalière du Rwanda.

D’après les officiels rwandais et congolais, interrogées par Lokutamabe, aucun projet d’érection d’un aéroport n’est en réflexion dans cette localité.

“Le Rwanda se lance dans la construction d’un aéroport à Minembwe”, renseigne un texte d’une trentaine de lignes qui circule sur les réseaux sociaux congolais depuis le 3 octobre.

C’est quoi Minembwe ?

Minembwe est une localité du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, qui a été au cœur d’une vive polémique ces dernières semaines.

L’octroi du statut de commune à part entière à cette enclave rurale des Hauts-Plateaux du territoire de Fizi et l’installation du maire de Minembwe, Gad Mukiza, comme bourgmestre de la commune de Minembwe a soulevé un tollé général entre les Congolais et a ravivé le spectre d’une “balkanisation” dans la région au profit de ses voisins, à commencer par le Rwanda.

Le projet d’érection d’un aéroport à Minembwe est un fakenews

L’Agence France presse a affirmé sur son site que l’information est fausse. “Cette information n’est pas vraie”, a répondu à l’AFP qui confirme avoir échangé avec le bureau du porte-parole du gouvernement rwandais.


Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité de la province du Sud-Kivu, Lwabanji Lwasi Ngago, a également assuré qu’”aucun projet n’a été initié dans ce sens”.

Jordan MAYENIKINI

Faux, aucun article du média DESKECO.COM dit que la présidence de la RDC avait déboursé 4 millions de $ pour la tenue du mini-sommet de Goma

Depuis ce samedi 19 septembre, une capture d’écran largement partagée sur les réseaux sociaux portant l’information selon laquelle : “la présidence de la RDC avait déboursé 4 millions de dollars américains pour la tenue du mini-sommet de Goma”, est faussement attribuée à DESKECO.COM, média congolais à caractère économique. Il s’agit d’une simulation du vrai compte Twitter du média DESKECO.COM.

Après Fact-checking, Lokutamabe précise que le média DESKECO.COM n’a pas publié une telle information, en date du 19 septembre tel que révéler sur cette capture d’écran. Preuve, le réseau social Twitter n’affiche aucun résultat pour retrouver ce faux tweet. Tout comme le site Www.deske.com ne contient pas cette fausse information.

La rédaction de DESKECO.COM confirme également à Lokutamabe le caractère faux de ce tweet. Donc, il s’agit d’une infox, œuvre des officines des réseaux sociaux.

Cette capture d’écran, Fake news, affiche en bas de ce tweet un commentaire de Stanis Bujakera Tshiamala, journaliste également à DESKECO.COM, comme pour chercher à crédibiliser l’infox. Ce compte n’appartient pas non plus au journaliste Stanis Bujakera Tshiamala.

Contacté, par Lokutamabe, ce dernier a démenti la paternité de ce commentaire. Il s’agit d’un montage  fait dans l’optique de vouloir crédibiliser cette fausse information.

En clair, le média DESKECO.COM n’a pas publié cette information. Le compte Twitter visible sur cette capture d’écran en circulation sur les réseaux sociaux est une simulation du vrai compte de ce média.

À l’heure actuelle, plusieurs hackeurs ont développé sur la toile, des applications qui permettent d’imiter les comptes des réseaux sociaux, de créer des infox pour saper la crédibilité́ des médias d’informations légitimes ou pour fabriquer des effets toxiques qui provoque de graves dommages dans plusieurs domaines…

Quid du mini-sommet de Goma?

Il sied de noter que le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi se rendra à Goma dans la province du Nord-Kivu, le mardi 22 septembre prochain, apprend-t-on des sources de la présidence de la République.

Le Chef de l’Etat pourra y rester jusqu’à vendredi et va participer  par vidéoconférence au mini-sommet des chefs d’Etat de la région des grands-Lacs.

La ville de Goma s’apprêtait à accueillir le week-end dernier, le mini-sommet des chefs d’Etat de la région des grands-Lacs. Yoweri Museveni de l’Ouganda, Paul Kagame du Rwanda, Evariste Ndayishimiye du Burundi, João Lourenço de l’Angola et Félix Tshisekedi de la RDC

La Ministre des Affaires étrangères Marie Ntumba Nzeza a dans un communiqué jeudi 17 septembre, annoncé que ce Mini-sommet se tiendra par visioconférence “à une date prochaine en raison des contraintes dues à la Covid19”.

Ce mini-sommet a comme objectif notamment, de décrisper les tensions entre l’Ouganda et le Rwanda, d’une part, et entre le Burundi et le Rwanda de l’autre. Une forte méfiance est observée ces derniers mois entre l’Ouganda et le Rwanda. Ces deux pays  s’accusent mutuellement d’espionnage, d’ingérence et de déstabilisation. Il sera également question de la sécurité, de l’économie, des échanges commerciaux, mais aussi du coronavirus.

Jordan MAYENIKINI

Non, Jeune Afrique n’a pas réalisé une couverture avec l’image de Denise Nyakeru Tshisekedi

Une capture d’écran partagée en masse depuis la matinée de ce lundi 14 septembre 2020 sur les réseaux sociaux, où l’on voit Denise Nyakeru Tshisekedi, première dame de la RDC, affichée à la Une (couverture) du magazine Jeune Afrique n’est rien d’autre qu’une infox. 

Cette fausse couverture attribuée à Jeune Afrique, porte un sous-titre encerclé qui évoque une ancienne relation entre l’actuelle première dame et l’ancien gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta.

Jeune Afrique dit ne pas reconnaître cette édition hebdomadaire portant sa marque.

Contacté par Lokutamabe, Stanis Bujakera, correspondant de JA en RDC, dément cette couverture. Et précise que JA n’a jamais réalisé une enquête ou accordé une interview à la première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi.

5 faits qui confirment le caractère faux de cette couverture, selon JA

1. Depuis début juin, en raison des conséquences de la crise sanitaire, Jeune Afrique n’est plus hebdomadaire, mais mensuel. Il n’y a donc plus, depuis cette date, de couverture « hebdomadaire », comme c’est le cas sur le « fake » qui circule en ce moment sur les réseaux sociaux.

2. Même si Jeune Afrique avait été en hebdomadaire, la datation sur cette fausse couverture est incorrecte. Il est écrit « 28 au 5 septembre », là où il devrait être écrit « 28 août au 5 septembre ».

3. Le chiffre du numéro qui figure sur la couverture détournée est « 40323 ». Jeune Afrique, qui célèbre cette année ses soixante ans d’existence, en est au numéro 3092.

4. Il y a deux fautes dans cette fausse couverture « Expulsif » au lieu de « exclusif » et « Firts Lady » au lieu de « First Lady ». Pour qui connaît la rigueur de Jeune Afrique, ces deux éléments suffiraient à déceler un faux.

5. Aucune couverture de Jeune Afrique, magazine panafricain, ne concentre autant de « rappels de une » sur un même pays.

Il s’agit d’un faux. JA ne reconnait pas cette couverture.

Jordan MAYENIKINI

LokutaMabe, cette image ne montre pas des élèves abattues pendant le TENAFEP à Beni

L’image qui a fait le tour des réseaux sociaux et des médias pour illustrer l’inhumation des élèves abattues par les rebelles à Beni est fausse. Cette image a été prise le 16 avril 2015 par un journaliste de l’Agence France Presse (AFP).

Cette publication disait : “L’inhumation des enfants, les élèves innocents victimes de l’intolérance et de l’esprit inhumain des groupes armés dont ne savons pas ce qu’ils veulent. Pourquoi ces rebelles ne peuvent pas protéger les écoles malgré le degré de leur conflit ? Paix à leurs âmes et sincères condoléances aux familles éprouvées”.

Certains internautes ont douté de la photo sur différents commentaires. Nous avons fait une recherche d’image inversée sur Google.

Un article confirme que la photo a été prise par un photographe de l’AFP.

“C’était le jour où les rebelles ougandais des ADF avaient tué plus de 30 civils à Ngadi, un quartier de la ville de Béni. C’était un enterrement commun”, se souvient le photographe Kudra Maliro, ancien journaliste de l’AFP et auteur de cette photo qui travaillait à l’époque pour l’AFP.

Les rebelles avaient fait incursion dans un centre de passation de test de fin d’étude primaire dans la ville de Beni le 27 août 2020. Leur attaque a fait deux morts et deux blessés parmi les élèves mais cette photo ne montre pas cet incident.

Thérèse Ntumba

Faux, le remède découvert par Dr Jérôme Munyangi n’a pas guéri 3 184 personnes du Coronavirus

Le Comité multisectoriel de la riposte contre Covid-19 a précisé dans un communiqué que le Professeur Jean-Jacques  Muyembe, secrétaire technique de la riposte contre Covid-19, n’a validé aucun médicament contre la Covid-19, il n’est ni le comité éthique, ni l’autorité de réglementation des médicaments, responsabilité réservée au Ministère de la santé.

Certains internautes affirment depuis quelques jours que le remède proposé par le Dr Munyangi est validé par le comité de riposte contre le Covid-19 en RDC.

3.184 cas de guérison ont bien été enregistrés au 5 juillet selon la communication de l’équipe de la riposte. https://mailchi.mp/40ad8d323266/covid-19-bulletin-n-103-du-samedi-04-juillet-3967757

Le Dr Munyangi a proposé un remède qui se trouve encore en essai clinique. Il n’est pas validé par le Dr Jean-Jacques Muyembe contrairement aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux.

Le remède découvert par Dr Jérôme Munyangi n’a donc pas guéri 3 184 personnes du Coronavirus.

“Les personnes guéries ne l’ont pas été grâce au résultat du protocole du docteur Munyangi, qui n’est pas encore utilisé”, a répondu à Lokuta Mabe, Miphy Buata, chargée de communication du Comité multisectoriel de riposte contre la Covid-19.

Le Comité National d’Ethique de la Santé du Ministère de la santé (CNES) de la RDC a autorisé lundi 15 juin 2020 le Dr Jérôme Munyangi à débuter les essais cliniques de son produit des recherches sur les malades de Covid-19 à l’hôpital Monkole.

Le Dr congolais Jérôme Munyangi a mené des recherches dans le domaine pharmaceutique, plus précisément sur l’Artemisia, cette plante qui fait partie des solutions Covid-Organics découverte au Madagascar.