Comme lors des mois précédents, plusieurs rumeurs ont été enregistrées au mois de décembre 2022 autour du processus électoral en cours en République Démocratique du Congo. Elles sont principalement récoltées dans des plates-formes numériques telles que Facebook, Whatsapp ou encore Twitter.
Dans cet article, Kinshasa News Lab, programme éditorial de Next Corp., société éditrice des médias numériques dont ACTUALITE.CD, DESKECO.COM et DESKNATURE.COM, vous propose une analyse contextuelle sur l’une d’entre-elles.
Une des rumeurs propagées renseigne ce qui suit : « Il y aura mille candidats pour un seul poste ».
Analyse
En 2006, nous avions 33 candidats président de la République, 11 en 2011 et 21 en 2018. Il faut considérer que ni la constitution ni la loi électorale ne limitent le nombre de candidats pour l’élection du président de la République. Il suffit juste d’être dans le critérium pour être retenu par la Commission électorale nationale indépendante.
L’article 72 de la constitution stipule que, “ nul ne peut être candidat à l’élection du président de la république s’il ne remplit les conditions suivantes : posséder la nationalité congolaise d’origine ; être âgé de 30 ans au moins ; jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques ; ne pas se trouver dans un des cas d’exclusion prévus par la loi électorale ”.
Les cas d’exclusion fixés à l’article 10 de la loi électorale sont : Les personnes privées de leurs droits civils et politiques par décision judiciaire irrévocable ; Les personnes condamnées par une décision irrévocable du chef de viol, d’exploitation illégale des ressources naturelles, de corruption, de détournement des deniers publics, faux et usage de faux, banqueroute et faillite pour la période de leur condamnation, sous réserve de la peine privative des droits civils et politiques ; Les personnes frappées d’une incapacité mentale médicalement prouvée au cours des cinq dernières années précédant les élections ; Les fonctionnaires et agents de l’administration publique ne justifiant pas, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur demande de mise en disponibilité ; Les mandataires actifs dans les établissements publics ou sociétés du portefeuille ne justifiant pas, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de démission ; Les magistrats qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, du dépôt de leur lettre de mise en disponibilité ; Les membres des forces armées et de la police nationale congolaise qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, de leur démission acceptée ou de leur mise à la retraite ; Les membres du conseil économique et social, du conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, de la commission nationale des droits de l’homme, du conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral, de la Cour des comptes qui n’auront pas donné la preuve, à la date limite du dépôt des candidatures, de leur démission ou de leur mise à la retraite et les membres de la CENI à tous les niveaux, y compris le personnel.
Sont inéligibles à titre définitif, les personnes condamnées par décision judiciaire irrévocable pour crimes de guerre, crime de génocide et crimes contre l’humanité.
En outre, chaque candidat est appelé à présenter la preuve du paiement de la caution fixée par la CENI.