Plusieurs rumeurs, fake news, et préoccupations sont enregistrées autour du processus électoral en République Démocratique du Congo durant le mois de juin 2023. Elles sont principalement collectées dans des plates-formes numériques telles que Facebook, Whatsapp ou encore Twitter.
Kinshasa News Lab, programme éditorial de Next Corp., société éditrice des médias numériques dont ACTUALITE.CD, DESKECO.COM et DESKNATURE.COM, vous propose une analyse contextuelle sur l’une d’entre-elles : « Qu’en est-il pour les trois territoires de la province du Nord-Kivu notamment Rutshuru, Masisi et Nyiragongo où les citoyens n’ont pas pu s’enrôler ? ».
Analyse
Effectivement les Congolais résidents dans les territoires de Rusthuru, Masisi, et Nyiragongo dans la province du Nord-Kivu n’ont pas pu s’enrôler entre décembre 2022 et avril 2023, période durant laquelle la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs sur l’ensemble du pays. Ces trois territoires sont jusqu’ici contrôlés par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Toutefois, Patricia Nseya, rapporteure de la CENI, a récemment fait savoir que seuls les territoires de Masisi et Rutshuru posaient encore problème. A l’en croire, Nyiragongo a été sorti sur cette liste pour une raison : « je dois ici vous dire que pour le territoire de Nyiragongo, il n’y a plus de problème parce que nous avons atteint les assignations (…). Nous avons enrôlé les déplacés de guerre dans leurs camps de réfugiés », avait déclaré Mme Nseya lors de la clôture des journées portes ouvertes organisées par la CENI du 25 avril au 4 mai 2023.
Et d’ajouter :
« Mais pour le Masisi et le Rutshuru, c’est encore faible (…). A l’allure où vont les choses, avec la participation du gouvernement et de la communauté internationale, ces zones vont recouvrer bientôt la paix. Avant le 20 décembre, si la paix revenait dans ces milieux, nous allons ouvrir des centres d’inscription pour un temps bien précis et défini afin de permettre aux compatriotes qui n’ont pas pu s’enrôler de le faire ».
Pour Patricia Nseya, l’organisation de l’enrôlement dans ces deux territoires en dehors du délai prévu ne va poser aucun problème « puisqu’il y aura déjà des sièges réservés à ces territoires-là », a-t-il confirmé. La loi sur la répartition des sièges a été adoptée au Parlement. La CENI a reconduit le même nombre de sièges de 2018 pour tous les territoires où l’enrôlement n’a pas pu se dérouler dans le temps.