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Plusieurs rumeurs, fake news, et préoccupations sont enregistrées autour du processus électoral en République Démocratique du Congo durant le mois de juin 2023. Elles sont principalement collectées dans des plates-formes numériques telles que Facebook, Whatsapp ou encore Twitter.

Kinshasa News Lab, programme éditorial de Next Corp., société éditrice des médias numériques dont ACTUALITE.CD, DESKECO.COM et DESKNATURE.COM, vous propose une analyse contextuelle sur l’une d’entre-elles : « Il n’y aura pas d’élections en 2023. La date estimée est en 2025 ». 

Aucun report n’a été annoncé

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’a pas annoncé de report des élections programmées en décembre 2023, encore moins le gouvernement de la République. Par contre, les deux parties continuent de confirmer l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

Au contraire, la centrale électorale avance avec les étapes prévues dans son calendrier électoral publié en novembre 2022. Après promulgation de la loi portant répartition des sièges, la CENI a, dimanche 25 juin, convoqué l’électorat pour les élections législatives nationales. Il s’en est suivi de l’ouverture des Bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) dans toutes les antennes de la CENI à travers la RDC.

« Au total, 171 BRTC seront ouverts au public de 8h30′ à 16h30′, heures locales, pour recevoir les candidates et candidats indépendants des partis ainsi que des regroupements politiques ou leurs mandataires désireux de participer à l’élection des députés nationaux », a dit le président de la CENI, Denis Kadima, dans son discours de circonstance.

La prochaine étape, ce sera la publication des listes provisoires avant les listes définitives après contentieux des candidatures dans les cours et tribunaux. La convocation de l’électorat pour la présidentielle interviendra 90 jours avant l’expiration du mandat du président de la république conformément aux textes régissant la CENI, soit en septembre prochain.

Toutefois, en marge de la même cérémonie, Denis Kadima est revenu sur les contraintes qui, selon lui, peuvent empêcher la tenue des élections dans les délais constitutionnels. Il s’agit, a-t-il dit, notamment des risques sécuritaires et  financiers qui persistent encore à six mois de décembre 2023.

« Lors de la publication de sa feuille de route en février 2022 et de son calendrier en novembre de la même année, la CENI avait mentionné publiquement des risques qui pourraient empêcher l’organisation des élections générales en décembre 2023. Fort heureusement, certains de ses risques ont été résorbés. Il s’agit entre autres du cadre légal qui affiche désormais complet avec la promulgation récente de la loi sur la répartition des sièges pour les élections législatives nationales, provinciales, municipales et locales. Cependant, les risques sécuritaires et financiers persistent », a dit Dénis Kadima Kazadi.

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