La province de la Tshopo, en République démocratique du Congo, est le théâtre d'une situation tendue entre les groupes ethniques Ngole et Lengola, une réalité confirmée par la société civile locale. Selon les déclarations de Jean Stanis Bilanga, responsable de la Conférence des Présidents de Communautés de Base (CPCB), une plateforme regroupant les principales tribus de la Tshopo, et Abibu Sakapela, ancien vice-gouverneur de la province et notable de la communauté Lengola, le conflit trouve son origine dans des problématiques foncières.
Au cœur de ce différend se trouve la forêt Lotanda, qui a été partagée pendant longtemps par les communautés Mbole et Lengola. Cependant, le terrain aurait été cédé à une société, provoquant ainsi des hostilités. Jean Stanis Bilanga explique que les autochtones Kumu, une autre communauté, sont les légitimes propriétaires de ces terres. Malgré cela, elles auraient été transférées à une société avec le soutien de la gouverneure provinciale. Cette forêt était utilisée depuis des années par les communautés Lengola et Mbole pour leurs activités agricoles, mais l'arrivée de la société bénéficiaire a entraîné leur expulsion.
Des initiatives de médiation sont en cours, mobilisant des leaders communautaires dans le but de promouvoir la paix et la cohésion nationale. Bien que des opérations policières et militaires aient été entreprises pour tenter de résoudre la situation, leur succès n'a pas été complet. Le président des tribus de la Tshopo a souligné que, malgré les arrestations de criminels et de certains instigateurs, de nombreux innocents ont également été appréhendés.
Les autorités locales ont fait appel à l'intervention de l'État afin de rétablir la stabilité, car la situation a dépassé le cadre d'un simple conflit entre les communautés Lengola et Mbole. Les craintes d'une escalade de la violence dans cette région demeurent fortes.
Produit par ACTUALITE.CD, Balobaki, Congo Check, Lokuta Mabe et ZoomEco, sous la coordination de Kinshasa News Lab, ce programme vise à contrer les rumeurs circulant au sein de la communauté, susceptibles de véhiculer des discours de haine, des discours tribalistes et des fausses informations. La collecte d'informations s'effectue à la fois sur le terrain, sur les réseaux sociaux et sur d'autres plateformes numériques.
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