Emmanuel Mutombo est handicapé moteur, résident dans la ville de Mbuji-Mayi au Kasaï-Oriental. Il gère les personnes vivant avec handicap depuis plus de 20 ans, et organise des projets communautaires avec ses pairs tels que l’élevage, la coupe et couture, et certains métiers qui autonomisent. Il fait savoir que les personnes vivant avec handicap ont suffisamment été sensibilisées pour participer au processus électoral et ainsi participer à la gestion de la chose publique.
« Cette année, nous avons fortement été sensibilisés. Le ministère en charge des personnes vivant avec handicap avait organisé plusieurs rencontres à Kinshasa, au travers desquelles on avait sensibilisé les leaders des personnes vivant avec handicap de différentes provinces, afin qu’à leur tour qu’ils aillent sensibiliser les autres, d’intégrer les partis politiques, de s’intéresser au processus électoral afin de participer à la gestion de la chose publique. C’est comme ça que, pour ces élections en cours, vous constaterez qu’il y a des candidats handicapés dans les partis politiques, les autres se trouvent dans des réseaux des personnes vivant avec handicap. Nous avons quand même la chance, cette fois-ci, de nous retrouver dans de différentes institutions, tel que prévu à l’article 49 de la constitution », a dit Emmanuel Mutombo à la rédaction de Sango Ya Bomoko.
Il encourage les personnes vivant handicap à se lever, à être solidaires, afin que leurs droits soient respectés par tous.
« Nous avons l’intelligence, la capacité, la volonté de faire, nous devons nous imposer dans la société. Nous devons nous tenir débout pour qu’on nous écoute, être solidaire, se débarrasser du complexe de notre infirmité, et se considérer comme toute personne normale, l’avenir nous sera meilleur », a-t-il ajouté.
Il demande également à ses pairs de prendre leur courage à deux mains, de se considérer comme des personnes avec des têtes pensantes, parce que le handicap, c’est physique, et non à la tête.
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Cet article est réalisé dans le cadre de la vulgarisation du bulletin Sango ya Bomoko, qui collecte et répond aux rumeurs qui circulent dans la communauté pour prévenir le développement de discours de haine, tribalistes et la désinformation capables de briser la cohésion sociale.