Sango ya Bomoko


La situation reste précaire dans le camp des déplacés qui fuient l'insécurité causée par le Mouvement du 23 mars (M23) dans la province du Nord-Kivu. Parmi ces déplacés de guerre, figurent des personnes vivant avec handicap qui voient leur situation s'empirer davantage.

D'après une personne interrogée dans le camp des réfugiés et qui a requis l'anonymat, les déplacés se sentent obligés de choisir entre rentrer dans leurs habitations se trouvant dans des milieux occupés par les rebelles du M23 ou rester dans le camp des déplacés sans un quelconque soutien.

« Certains se sont décidés à rentrer chez eux, dans les zones occupées par le M23. Difficile de vivre dans des camps pendant deux ou trois mois sans aide. Des personnes vivant avec handicap n'en parlons même pas. Ils rentrent également », a-t-il expliqué.

La même source relate que le manque d'argent est à l'origine de l'absence des candidatures des déplacés aux élections prévues en décembre de l'année en cours.

« Je ne sais pas si nous allons voter à partir d'ici ou pas. Jusque-là on n’a pas encore vu un déplacé se porter comme candidat pourtant on allait le soutenir. Ils ont du mal à le faire parce que pour postuler il faut avoir de l'argent et nous n'en avons pas ici », exprime son regret.

Ce déplacé de guerre révèle que c'est difficile pour une personne vivant avec handicap de trouver même 100 FC dans le camp. « Je vous demande de voir comment les venir en aide ».

Cette situation pourrait durer dans le temps car le M23 n'avait pas quitté les territoires qu'il occupait, mais continuait aussi à perpétrer des massacres contre les populations civiles. C'est ce qu'a indiqué le Président Félix Tshisekedi lors de son discours à la 78e Assemblée générale des Nations unies tenue à New-York le 20 septembre 2023.

Le M23 insiste sur un dialogue qui, selon le chef de l'État congolais, ne lui sera jamais accordé, rapporte actualite.cd.

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Cet article est réalisé dans le cadre de la vulgarisation du bulletin Sango ya Bomoko, qui collecte et répond aux rumeurs qui circulent dans la communauté pour prévenir le développement de discours de haine, tribalistes et la désinformation capables de briser la cohésion sociale.