Comme lors des mois précédents, plusieurs rumeurs ont été enregistrées au cours du mois de janvier 2023 autour du processus électoral en République Démocratique du Congo. Elles sont principalement collectées dans des plates-formes numériques telles que Facebook, Whatsapp ou encore Twitter.
Dans cet article, Kinshasa News Lab, programme éditorial de Next Corp., société éditrice des médias numériques dont ACTUALITE.CD, DESKECO.COM et DESKNATURE.COM, vous propose une analyse contextuelle sur l’une d’entre-elles.
Une des rumeurs propagées renseigne que plusieurs détestent d’aller s’enrôler pour la qualité des images. Cette préoccupation s’est présentée comme suit : « quelles stratégies avez-vous prises pour l’amélioration de la qualité des images sur la carte car plusieurs détestent d’aller s’enrôler pour la qualité des photos ».
Analyse
Le président de la CENI, Denis Kadima a, en date du dimanche 1er janvier 2023, accordé une interview à la radio Top Congo FM. Dans cet entretien, il est revenu sur cette préoccupation, sans nul doute fondée. Nombreux sont ceux qui se plaignent de la qualité de l’actuelle carte d’électeur en général et celle des photos en particulier.
Selon le président de la CENI, ce choix a été voulu afin de réduire le coût et favoriser la « mutualisation », qui veut que l’Office National d’Identification de la Population (ONIP) produise la carte d’identité (en couleur). Il insiste aussi sur la durée très courte de la carte d’électeur.
« Nous avons laissé l’impression de la carte d’identité se faire en couleur par l’ONIP pour la prochaine carte d’identité et nous n’avons pas souhaité imposer une carte en couleur avec un coût supplémentaire au pays pour une carte d’électeur destinée aux élections, pour une courte durée. La carte d’électeur actuelle est imprimée au moyen d’une imprimante thermique, d’où le résultat noir et blanc. L’avantage avec cette impression, c’est qu’on n’a pas besoin de différents types de couleurs de cartouches et ça permet de réduire le coût, dans un contexte de mutualisation », a précisé le président de la CENI.
Denis Kadima fait aussi savoir, au contraire, que l’actuelle carte d’électeur est la plus sécurisée de toutes les précédentes que le pays a eu à avoir.
« Il revient aussi de noter que la carte que nous avons actuellement est la plus sécurisée de toutes les cartes produites par la CENI à ce jour. Pour des raisons de sécurité, le QR code est illisible. Lorsqu’on utilise d’autres périphériques, on ne peut voir que les informations qui sont visibles, mais seule la CENI peut le faire, parce que nous ne voulons pas non plus que les informations personnelles de nos citoyens, des électeurs, soient mises sur la place publique. », a déclaré Denis Kadima.
L’enrôlement des électeurs a été prolongé de 25 jours dans la première aire opérationnelle par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Toutefois, le go a bel et bien été donné comme prévu, le 25 janvier dernier, dans la deuxième aire opérationnelle.